taxi

Daniel est un fou du volant. Cet ex-livreur de pizzas est aujourd’hui chauffeur de taxi et sait échapper aux radars les plus perfectionnés. Pourtant, un jour, il croise la route d’Emilien, policier recalé pour la huitième fois à son permis de conduire. Pour conserver son taxi, il accepte le marché que lui propose Emilien : l’aider à démanteler un gang de braqueurs de banques qui écume les succursales de la ville à bord de puissants véhicules.
taxi 2

Le ministre de la défense japonais vient dans notre pays pour tester le savoir-faire français en matière de lutte anti-terroriste et signer le “contrat du siècle” avec l’état français.
Il est enlevé par un gang de yakusas.
Daniel et Emilien vont être malgré eux embarqués dans de nouvelles aventures pour retrouver cet invité de marque, qui a un rendez-vous à ne pas rater...
taxi 3

C’est décembre à Marseille. Daniel rajoute des options à son taxi et Lili voit rouge. Le commissaire Gilbert est aveuglé par Qiu, sa stagiaire japonaise, et son enquête piétine. Emilien voit des pères Noël partout et Petra s’impatiente. De Marseille à Tignes, de la Canebière aux pistes de ski, l’aventure peut commencer…
taxi 4

Taxi 4, ou plutôt T4XI, poursuit donc la saga du taximen en Peugeot blanche et son pote policier stressé de Marseille. Après les Allemands en Mercedes, les Japonais en Mitsubishi, les Père Noël, voici les Belges en Range Rover.
Une fois de plus, Gérard Krawczyk joue sur le filon de la testostérone. Et comme si la 407 roulant à plus de 300 km/h (!) ne suffisait pas, il a rajouté une couche avec le football et Djibril Cissé. Si le moment fut divertissant, cela manquait de piment. Je me souviens du premier Taxi. Je venais de finir mes examens et rien de tel qu’une bonne comédie pour se détendre. Et le moment fut inoubliable. En particulier le début avec le scooter lancé dans une course folle dans Marseille. Waouw. Dans Taxi 4, oubliez les courses poursuites. À croire que le Ministère de l’Intérieur (il y a un clin d’œil à son propos au début) a fait pression pour limiter ce type d’exercice au cinéma… Car, hormis la 407 de Daniel (Samy Naceri), il n’y a rien qui décoiffe vraiment. Ah si, la Peugeot 607 du commissaire Gilbert (Bernard Farcy) transformée, malencontreusement, en ultracoupé. Et n’imaginez pas que le taxi marseillais coursera à toute berzingue les Range Rover immatriculées en Belgique. Non, il se contentera de les suivre de loin en direction de Monaco.
Pour le reste, Le quatrième épisode du duo détonant, formé par l’inspecteur et jeune père de famille Émilien Coutant-Kerbalec (Frédéric Diefenthal) et le chauffeur de taxi Daniel Morales, tourne autour de la récupération du Belge (Jean-Luc Couchard) évadé avec l’aide de ses complices dont Serge (François « L’Embrouille » Damiens) et, bien involontairement, la police française. Tous les personnages, à l’exception de Lilly (Marion Cotillard), sont présents. Le commissaire Gilbert est toujours aussi stupide et la belle Petra (Emma Sjöberg-Wiklund) toujours aussi athlétique. D’ailleurs, on tire bien fort les grosses ficelles. À tel point que les personnages récurrents sont la caricature d’eux-mêmes.

Car je veux bien adopter la suspension d’incrédulité indispensable pour apprécier une fiction, mais, comme on dit en Belgique, « trop is te veel ». Car, les invraisemblances, comme un taxi qui participe au coup d’envoi d’un match de foot au stade Vélodrome, bloquent un peu le cerveau resté branché. Et même si on le déconnecte, le mode veille risque de s’alerter. Toutefois, quelques bonnes feintes font rire ou sourire. Enfin, à défaut de poursuites folles sur la route, on peut s’amuser lors des scènes humoristiques et les quelques cascades automobiles dignes de l’Inspecteur La Bavure, palpiter du coucou lors des fusillades inspirées de Rambo et s’ennuyer un peu quand le rythme s’essouffle par moment.



